Comment j’ai vécu une tumorectomie au sein

Aujourd’hui, je ne vous retrouve pas que pour vous donner des conseils comme chaque semaine, vous l’aurez compris avec ce titre. À la fin de cet article, oui il y a un conseil que je vous donne et je vous le donne à travers mon histoire que j’aimerais vous partager.

« La chirurgie conservatrice (ou tumorectomie) consiste à retirer la tumeur et une petite quantité des tissus qui l’entourent de façon à conserver la plus grande partie de votre sein. Elle est privilégiée aussi souvent que possible, en concertation avec vous. »  de e-cancer.fr.

En avril 2018, j’avais pris rendez-vous à l’Institut Français du Sein sur Paris, à cause d’une grosseur plus que palpable dans l’un de mes seins. Une grosseur qui a été très rapide et des symptômes tels que l’irritation, sensation de lourdeur et le gonflement prédominant du sein.

Vint le premier rendez-vous, rien de bien méchant. Je sors de ce rendez-vous avec la suspicion d’un kyste, rien d’anormal pour l’oncologue que j’ai vu, qui était rassurante tout le long de la prise en charge. Je dois donc réaliser une échographie et une cytoponction (afin de retirer le liquide d’un kyste).

L’inquiétude…

Les examens arrivent, le médecin qui s’occupe de réaliser mes examens, n’aime pas vraiment la taille et la consistance biologique de cette boule et me dit que finalement le rendez-vous ne va pas se passer comme prévu. À la place de la cytoponction, une biopsie doit être effectuée tout de suite ; j’ai été prise de court. La « boule » n’est pas un kyste et a un aspect consistant, classée en ACR4 (= anomalies indéterminées ou suspectes qui indiquent une vérification histologique donc une biopsie). L’examen se passe bien, malgré un calme refroidissant dans la pièce et mon stress qui me coupe le souffle.
Je suis sortie de cet endroit avec un toit qui me tombait sur la tête.

La première chose que tu ressens, c’est l’inquiétude. La petite voix qui te dit qu’il y a peut-être quelque chose, que tu t’es un peu trop oubliée depuis un moment.

Je suis rentrée à la maison et je me suis effondrée comme si mes projets s’effondraient tous un à un, comme des dominos.
Incomprise et impuissante face à cette injustice, ce sont les sentiments les plus prédominants qui ont suivi pendant l’attente et l’annonce des résultats.

L’attente…

Les résultats tombent, la biopsie a relevé un caractère tranchant sur un aspect de fibroadénome et une tumeur rare, tumeur phyllode est suspectée. L’oncologue tranche et m’indique qu’une tumeur phyllode doit être retirée rapidement. L’opération est fixée après mon mariage, c’est-à-dire deux semaines et demie plus tard, afin de déterminer le grade de la tumeur. Je rentre à la maison, je suis à terre les premiers jours, je continue même de fumer en me disant que ce n’est rien. Je passe par une phase de déni.

Le dimanche 24 août, je me rappelle encore de cette date. Je prenais mon petit-déjeuner sur le balcon avec un temps bien ensoleillé. Je commence à méditer en mangeant et j’ai eu un déclic à ce moment-là. J’ai pris conscience de mon être et l’importance de prendre soin de soi et je finis ma dernière cigarette. Je tape ce fichu paquet de cigarettes sur la table, je le jette à la poubelle. Qu’est-ce que ça m’a fait du bien de dire stop !

Deux jours plus tard, je rentre à la clinique sur Paris, j’y reste pendant trois jours, au lieu de sortir le jour-même. Des complications post-opératoires, mais l’opération s’est très bien passée.

L’attente et encore l’attente…

Après l’opération, la tumeur retirée, doit faire l’objet d’une biopsie afin de connaître ce qu’il s’y trouve. J’attends les résultats finaux du prélèvement chirurgical. Celui qui est déterminant et celui qui te fait sentir le plus instable psychologiquement. Pourquoi instable ? Etant donné que tu passes par des phases où tu es heureuse d’avoir retirée cette « merde » et d’un coup, tu te poses encore des questions, est-ce que c’est malin ? Si ça l’est, qu’est-ce que je fais ? Un réel effondrement psychologique, juste après l’opération, s’est installé. Un état émotionnel controversé, à la fois effondrée et heureuse d’avoir retirée cette tumeur.

Après l’effondrement psychologique…

Tu positives, t’essaies, ton envie de te battre reviens petit à petit. Je me suis tournée vers une vie encore plus positive de ce qu’elle était déjà. L’heure des résultats approche et ce sont des tumeurs bénignes méconnues par le monde médical. J’ai la poitrine recouverte de tumeurs bénignes à surveiller. J’ai eu envie de crier au monde que j’étais heureuse, de remercier mes proches d’être là pour moi. Puis, j’ai envie de me battre plus que jamais pour moi, pour toutes ces femmes et hommes si courageux et passionnés par la vie.

Un retour à la vie, une vie plus saine…

Mes proches et mon chirurgien, gynécologue et cancérologue ont été un réel soutien durant cette période. Cette épreuve m’a fait prendre conscience des effets néfastes de la cigarette (Adieu cigarette, bon débarras !), mais aussi, de la pilule contraceptive (pour mon cas). J’ai également lu que les pesticides et produits chimiques ne sont pas favorables pour ce type de problèmes. Je fais donc attention à ce que je mange et utilise dans la vie de tous les jours, je ne fume plus et je vis mieux. 

J’ai une cicatrice que j’ai apprise à aimer. J’ai appris de nouveau à aimer mon corps de femme, encore plus qu’avant. Être une femme, c’est beau.

J’ai décidé de faire ce que j’aime pleinement. J’ai pris également la décision d’être plus régulière sur mes posts du blog, d’Instagram et mon activité de Coach en développement personnel. Aujourd’hui, je suis devenue ambassadrice de la ligue contre le cancer du sein et je suis fière de pouvoir aider les autres.

« Dans chaque épreuve, ne cherchez pas l’ennemi mais l’enseignement. » Mikao Usui

Merci de m’avoir lu et de me soutenir !

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